Fiction

Umwelt

year : 2014

« J’aime me glisser entre tous ces petits éclairs, ces petits éclats d’énergie qui parcourent ce qui m’entoure. Parfois de petites pulsions viennent me chatouiller, m’indiquer par où aller pour rejoindre mon futur nid. Tout autour il fait noir, ce ne sont que des éclats sonores, de l’énergie organique et des souffles vitaux qui m’indiquent la voie à suivre. J’ai toujours été là, à l’intérieur de cet organisme, j’ai toujours été là mais endormis, confortablement installé dans mon nid électrique. Je me réveille parfois, lorsque l’électricité se fait plus forte tout autour de moi, c’est alors là que je peux enfin vivre.
J’invente des histoires dans le monde qui m’est propre. Je suis le bien tant que le mal. Je rend heureux tant que je rend triste. D’autres gravitent autour de moi, leur énergie plus ou moins forte, ils sont tous là, à attendre leur tour, à se nourrir de l’énergie et des flux vitaux pour ensuite s’exprimer une fois le moment venu, une fois les sécrétions de nuit actives.
Nous sommes nés là, je crois. Peut être avons nous eu une autre existence, peut être étions nous dans un autre de ces antres électriques, peut être. »

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Une espèce parasite s’évertue à survivre dans le cerveau de chaque être vivant. Toujours là sans être physique, elle se faufile entre les nerfs pour venir falsifier nos nuits et y créer des souvenirs, des aventures, des expériences parfois horribles. Les chercheurs se sont penchés sur la question de leur présence pendant des années, sans arriver à identifier la bête. Il ne s’agirait apparemment que d’une fréquence. Une fréquence vivante, pensante et surtout très imaginative.
L’humanité a longtemps étudié cette espèce et s’en sert actuellement pour fabriquer artificiellement des rêves. Elle en extrait le fluide vital, par un procédé tenu secret par le gouvernement et le conditionne de façon à pouvoir le réutiliser.

L’humanité a en effet un problème. Ses rêves sont en train de disparaître. La solution ? Les asservir et les exploiter pour ne plus vivre ces sombres nuits angoissantes de silence et d’ombres. Un programme gouvernemental a été mis en place, créant des « centres à rêver » dans lesquels chaque citoyen peut venir rêver s’il en possède les moyens financiers. Grâce à un gaz endormant, le fluide des rêves lui est transmis informatiquement et électriquement (le procédé restant encore top-secret). Une base de données à été mise en place à partir des fluides récoltés et c’est de cette façon qu’a été mis en place un système de rêve à la commande.
Le monde est devenu effrayant disent-ils.
L’asservissement des rêves, quoi de plus fou ?

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